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Avant la première flambée : rallumer une cheminée ou un poêle après l’été

13 octobre 2026Lobry Couverture
Illustration : un ramoneur encordé, à genoux sur un toit de tuiles, passe un hérisson dans une souche de cheminée en brique

Les soirées fraîchissent, et l’envie du premier feu arrive avant le froid. Mais l’appareil a dormi cinq ou six mois, et il s’est passé des choses que personne n’a vues : dans le conduit, sur la souche, dans le tas de bois. Avant de rallumer une cheminée après l’été — ou un insert, ou un poêle —, cinq vérifications écartent l’essentiel des mauvaises surprises. Nous sommes couvreurs, installés à Chaville (92370), et nous ramonons par le haut, depuis le toit : voici ce que nous regardons, dans l’ordre.

Avant de rallumer : la date du dernier ramonage

Depuis le 1er octobre 2023, la règle est nationale. Le conduit d’un appareil individuel — cheminée, insert, poêle à bois ou à granulés — se ramone au moins une fois tous les douze mois, quel que soit le combustible, par un nettoyage mécanique de la paroi sur toute sa longueur. C’est à l’occupant de le faire faire, locataire compris, sauf clause contraire du bail.

Sortez l’attestation du dernier passage : elle précise le ou les conduits ramonés, atteste qu’ils sont dégagés sur toute leur longueur et se garde au moins deux ans. Moins de douze mois : le minimum est respecté. Si vous avez beaucoup chauffé l’hiver dernier — au-delà de six mètres cubes apparents de bûches ou de deux tonnes et demie de granulés —, l’arrêté du 20 juillet 2023 conseille un second ramonage dans l’année ; c’est une recommandation, pas une obligation.

Un cas ne laisse pas le choix : un conduit resté plus de douze mois sans servir doit être ramoné avant sa remise en service. La cheminée de la maison achetée cet été, celle qu’on n’allumait plus, le poêle éteint tout l’hiver dernier : le ramonage de la cheminée passe avant la première flambée, pas après.

Ce qui a pu tomber dans le conduit pendant l’été

Un conduit froid et ouvert pendant des mois ne reste pas vide. On y trouve des brindilles et des feuilles apportées par le vent, parfois un nid construit au printemps, de la suie décollée en plaques, des morceaux de mortier ou de boisseau détachés par les gels de l’hiver précédent. De quoi réduire la section du conduit, ou la boucher.

Depuis la pièce, quelques indices : débris ou suie tombés dans le foyer ou derrière la vitre de l’insert, trappe ou clapet qui ne s’ouvre plus franchement. N’essayez pas de dégager le conduit avec un manche, et n’allumez pas un petit feu « pour voir » : un conduit en partie bouché renvoie les fumées dans la maison. C’est le hérisson, passé de la souche à l’appareil, qui dit ce qu’il y a dedans.

Le tirage, et l’air qui l’alimente

Un feu tire quand l’air entre dans la pièce et que les fumées montent sans obstacle. Quelques mois suffisent à dérégler l’un ou l’autre : un conduit encombré, une grille d’aération bouchée pour couper un courant d’air, des fenêtres changées qui ne laissent plus rien passer, une hotte de cuisine qui aspire dans la pièce d’à côté.

L’enjeu n’est pas le confort. Un appareil qui manque d’air ou dont les fumées refoulent produit du monoxyde de carbone, un gaz invisible et sans odeur. Les autorités sanitaires rappellent les mêmes gestes : faire vérifier et ramoner avant l’hiver, ne jamais boucher les entrées et sorties d’air, aérer au moins dix minutes par jour. Maux de tête, nausées ou vertiges pendant que le feu brûle : on aère, on sort, on appelle le 15, le 18 ou le 112.

Le bois : sec, c’est-à-dire sous 20 % d’humidité

Le bois rentré au printemps n’est pas forcément sec en octobre. Le repère de l’ADEME : moins de 20 % d’humidité, soit en général deux ans de séchage, à l’abri de la pluie mais exposé au vent. Un humidimètre de magasin de bricolage lève le doute sur une bûche fraîchement fendue.

Un bois humide brûle mal : la combustion reste incomplète, les fumées refroidissent dans le conduit et leurs goudrons se déposent sur la paroi. C’est le bistre, une croûte noire et brillante qui s’enflamme et que le ramonage ordinaire ne retire pas. Résineux en bois principal et poêle au ralenti toute la nuit donnent le même dépôt. Quand le hérisson bute dessus, il faut passer au débistrage du conduit. Et un foyer n’est pas un incinérateur : ni cartons ni emballages.

La souche, vue du toit — par nous, pas par vous

C’est la partie du conduit que personne ne regarde, et celle que le gel attaque : couronnement fendu, solin décollé entre la souche et la couverture, chapeau déplacé par le vent, tuiles qui bougent autour. L’eau qui entre par là mouille le conduit et sa maçonnerie.

Depuis le jardin ou la rue, sans monter, vous repérez l’essentiel : une souche qui penche, un chapeau de travers, des morceaux de brique tombés dans la gouttière ou au pied du mur, une tache d’humidité sur le conduit dans les combles. Le reste se voit sur le toit, et c’est notre travail : quand nous ramonons par la souche, nous regardons couronnement, solin et tuiles au passage. Un solin ouvert se reprend en zinguerie. Ne montez pas vous-même : un toit mouillé d’automne glisse.

Cheminée ouverte à Chaville (92370) : ce que permet le plan de protection de l’atmosphère

Reste une règle propre à l’Île-de-France. Le plan de protection de l’atmosphère, arrêté le 9 janvier 2025, interdit l’usage des foyers ouverts dans sa zone sensible — toutes les communes des Hauts-de-Seine, dont Chaville, et dans les Yvelines Versailles, Viroflay ou Vélizy — sauf en chauffage d’appoint ou d’agrément. Même ces usages sont interdits pendant les épisodes de pollution aux particules. La flambée du dimanche reste donc possible hors épisode ; chauffer la maison au foyer ouvert, non. Le conduit d’une cheminée ouverte, lui, se ramone comme les autres.

La liste avant la première flambée

PointCe que vous regardezSi besoin
RamonageAttestation de moins de douze moisRamonage avant le premier feu
ConduitDébris ou suie dans le foyer, clapet qui coinceHérisson de la souche à l’appareil
AirGrilles d’aération dégagéesFumée qui revient : on arrête et on fait vérifier
BoisMoins de 20 % d’humiditéBois humide gardé pour l’an prochain
SoucheAplomb, chapeau, débris tombés, vus du solContrôle depuis le toit

Prendre rendez-vous avant les premiers froids

Rallumer une cheminée après l’été demande dix minutes de vérification de votre côté et, si le dernier ramonage date de plus d’un an ou si un indice vous inquiète, un passage du nôtre. Lobry Couverture ramone par la souche à Chaville (92370) et dans les communes voisines, contrôle le toit au passage et remet l’attestation. Nous répondons 7j/7, de 7h à 21h : décrivez-nous l’appareil, le combustible et l’accès au toit sur la page contact, et nous vous proposons un passage.

Questions fréquentes avant le premier feu

Le conduit a été ramoné en mars : faut-il recommencer avant de rallumer ?

Pas forcément : moins de douze mois se sont écoulés, le minimum légal est respecté. Un second ramonage reste conseillé si le poêle a chauffé la maison tout l’hiver, au-delà des volumes cités plus haut. Et si vous trouvez des débris dans le foyer, le conduit n’est plus dans l’état de mars : faites-le regarder.

La cheminée de notre nouvelle maison n’a pas servi depuis des années : par quoi commencer ?

Par le ramonage, obligatoire avant toute remise en service après plus de douze mois sans usage. Demandez au vendeur la dernière attestation, s’il l’a. Le ramonage dira si le conduit est dégagé. S’il trouve du bistre, il faut d’abord débistrer. S’il révèle un conduit fissuré ou un boisseau déboîté, la cheminée ne doit pas resservir en l’état, et nous vous le disons par écrit.

Le premier feu enfume la pièce : que faire ?

N’ajoutez plus de bois, ouvrez les fenêtres et laissez le feu s’éteindre. Une fumée qui revient dans la pièce signale un conduit encombré, un tirage insuffisant ou un manque d’air ; l’appareil ne doit pas resservir avant d’avoir été vérifié. Si quelqu’un a mal à la tête, des nausées ou des vertiges, sortez et appelez le 15, le 18 ou le 112 : ce peut être du monoxyde de carbone.

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De l’eau qui entre par le toit ?

Nous répondons 7j/7, de 7h à 21h. Si nous pouvons bâcher dans la journée, nous le disons ; sinon, vous connaissez tout de suite le moment réel de notre passage et ce qu’il faut faire d’ici là pour limiter les dégâts.