Feuilles mortes et gouttières : entre les forêts de Meudon et de Fausses-Reposes

À Chaville, la forêt n’est pas au bout de la rue : elle est dans la commune. 156 hectares boisés, près de la moitié du territoire, entre la forêt de Meudon et celle de Fausses-Reposes. Ville-d’Avray, Meudon et Viroflay partagent les mêmes lisières. Chaque automne, ces arbres vident leurs feuilles sur les toits voisins, et les gouttières des maisons de lisière se remplissent plus vite qu’ailleurs. Le nettoyage des gouttières à l’automne n’y est pas un conseil d’entretien parmi d’autres : c’est ce qui évite qu’une averse de novembre finisse sur la façade ou dans la corniche. Lobry Couverture est installée à Chaville (92370). Voici quand intervenir, sous quels arbres, et ce que vous pouvez vérifier sans monter sur le toit.
Nettoyage des gouttières à l’automne : deux forêts, deux calendriers
La forêt domaniale de Meudon couvre environ 1 100 hectares, partagés entre Meudon, Clamart, Chaville, Vélizy et Viroflay. D’après l’Office national des forêts, le châtaignier y occupe à lui seul plus de 40 % de la surface boisée, devant le chêne sessile, le chêne pédonculé et le charme. Côté Ville-d’Avray, la forêt de Fausses-Reposes mêle chênes, hêtres et châtaigniers.
Ces essences ne se dégarnissent pas au même rythme. Le châtaignier ouvre la saison : ses bogues hérissées tombent avec les châtaignes, puis viennent ses grandes feuilles coriaces, qui se plaquent en tapis au fond d’une gouttière. Les chênes, les hêtres et les charmes, surtout les jeunes sujets, gardent souvent une partie de leurs feuilles sèches accrochées jusqu’au printemps : c’est la marcescence. Elles tombent alors par vagues, avec les coups de vent de l’hiver. Sous ces arbres, une gouttière propre en décembre peut être de nouveau pleine en février.
Ce qu’une gouttière pleine fait à la maison
Une gouttière bouchée ne fuit pas : elle déborde. L’eau passe par-dessus le bord, coule le long de la façade, laisse des coulures vertes ou noires et détrempe le pied du mur. Quand le bouchon est dans la descente, à la crapaudine ou au premier coude, la gouttière se remplit d’eau et de feuilles mouillées, pèse sur ses crochets et finit par se déformer. L’hiver, cette eau stagnante gèle et fait travailler les soudures du zinc : c’est ainsi qu’une pièce de zinguerie encore saine peut commencer à fuir.
Le cas le plus sérieux est celui du chéneau encaissé, cette gouttière posée derrière un bandeau ou sur la corniche, qu’on ne voit pas depuis la rue. On en rencontre sur les villas anciennes de Ville-d’Avray et sur celles de Bellevue, à Meudon. Quand un chéneau déborde, l’eau ne tombe pas devant la façade : elle mouille la corniche et le haut du mur.
Enfin, les feuilles qui restent se décomposent. Elles forment un terreau où poussent mousses et herbes, qui retiennent l’eau au bord du toit et gagnent les premiers rangs de tuiles. Quand la mousse est installée, un démoussage s’impose, et il se termine par les gouttières.
Quand passer : le calendrier des maisons de lisière
| Période | Sous quels arbres | Ce qu’on fait |
|---|---|---|
| Fin octobre | Châtaigniers | Vider les crapaudines, retirer les bogues avant qu’elles bouchent les descentes |
| Fin novembre, début décembre | Tous | Nettoyage complet : gouttières, chéneaux, noues, descentes |
| Février, mars | Chênes, hêtres, charmes | Contrôle après les coups de vent, pour les feuilles tombées tard |
| Après une tempête | Tous | Branches retirées, crochets et tuiles de rive vérifiés |
Une maison sans grand arbre à proximité peut se contenter d’un passage par an, en fin d’automne. Une maison en lisière, sous des châtaigniers ou des chênes, en demande plutôt deux.
À Chaville (92370) et alentour : ce que vous pouvez vérifier sans monter
Pendant une bonne averse, regardez depuis une fenêtre ou le jardin :
- l’eau passe-t-elle par-dessus la gouttière, et à quel endroit ?
- la descente se remplit-elle et l’entend-on couler, ou reste-t-elle silencieuse ?
- y a-t-il une flaque ou des éclaboussures au pied du mur, ou un regard qui déborde en bas de la descente ?
Par temps sec :
- des herbes ou des touffes de mousse dépassent-elles du bord de la gouttière ?
- la gouttière fléchit-elle entre deux crochets ?
- de nouvelles coulures sont-elles apparues sur la façade depuis l’an dernier ?
Un seul de ces signes justifie un passage. Notez où vous l’avez vu : cela fait gagner du temps sur place.
Grilles, crapaudines, élagage : ce qui allège l’entretien
La crapaudine, cette petite grille posée à l’entrée de la descente, empêche les feuilles de former un bouchon dans le tuyau, là où il est le plus difficile à déloger. Elle ne dispense pas de l’entretien : pleine, elle devient elle-même le bouchon. Sous des châtaigniers, c’est elle qu’on vide en premier.
Les grilles ou les brosses posées sur toute la longueur de la gouttière arrêtent les grandes feuilles, mais pas les débris fins, et elles se couvrent elles-mêmes de feuilles qu’il faut retirer. Elles espacent les passages ; elles ne les suppriment pas.
Reste l’élagage. Une branche qui surplombe le toit dépose ses feuilles directement dans la gouttière et, au premier coup de vent, frappe les tuiles. Quand l’arbre est chez le voisin, le Code civil vous donne un moyen d’agir (voir la question plus bas).
Ce que nous faisons pendant un nettoyage
Nous vidons gouttières et chéneaux à la main, depuis l’échelle de couvreur ou l’échafaudage selon la hauteur, sans marcher sur les tuiles fragiles. Les descentes sont débouchées et les crapaudines remises en place. Les noues, où deux versants se rejoignent et où les feuilles s’accumulent, sont dégagées : un barrage de feuilles dans une noue renvoie l’eau sous les tuiles. Puis nous regardons ce que le nettoyage découvre : pente perdue, crochet desserré, soudure ouverte, zinc percé. Vous recevez des photos et la liste de ce que nous avons vu. Si une pièce de zinguerie ne tient plus, le devis vient après la visite, poste par poste.
Prévoir le passage avant les pluies d’hiver
Entre les deux forêts, le nettoyage des gouttières à l’automne se cale sur les arbres : fin octobre sous les châtaigniers, fin novembre pour tout le monde, un contrôle en fin d’hiver sous les chênes. Lobry Couverture intervient à Chaville (92370), à Viroflay, à Ville-d’Avray, à Meudon et dans les communes voisines, 7j/7, de 7h à 21h. Dites-nous sur la page contact où vous avez vu l’eau déborder et quels arbres entourent la maison : nous vous proposons un passage.
Questions fréquentes sur les gouttières sous les arbres
Un seul nettoyage par an suffit-il sous les arbres de la forêt ?
Pour une maison dégagée, oui, en fin d’automne. Sous des châtaigniers, un premier passage fin octobre pour les bogues évite qu’une descente se bouche avant le gros de la chute. Sous des chênes, des hêtres ou des charmes, un contrôle en fin d’hiver rattrape les feuilles restées accrochées. Après un premier passage, nous vous disons ce qui vaut pour votre toit.
Les branches du voisin surplombent mon toit : que puis-je faire ?
Lui demander de les couper. L’article 673 du Code civil permet d’exiger du voisin qu’il coupe les branches de ses arbres qui avancent sur votre propriété. Mieux vaut commencer par en parler, photos des gouttières à l’appui. Ne les coupez pas vous-même : pour les branches, le texte vous donne le droit de l’exiger, pas de le faire à sa place.
Pouvez-vous nettoyer un chéneau encaissé qu’on ne voit pas de la rue ?
Oui. Un chéneau se vide comme une gouttière, mais l’accès se prépare : il est souvent derrière un bandeau ou au-dessus d’une corniche, sur une maison à étages. Nous vérifions en même temps l’état du zinc et des soudures, et la sortie vers la descente, là où les feuilles s’arrêtent. Un chéneau qui a débordé se regarde aussi par l’intérieur, en haut du mur.
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01 84 19 11 09 — Devis après visiteDe l’eau qui entre par le toit ?
Nous répondons 7j/7, de 7h à 21h. Si nous pouvons bâcher dans la journée, nous le disons ; sinon, vous connaissez tout de suite le moment réel de notre passage et ce qu’il faut faire d’ici là pour limiter les dégâts.
